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Club 120 - La règle, ou comment repousser les limites de l’implicite

08/03/2018

Cet épisode traite de notre rapport à la règle et des difficultés qui adviennent quand il y a distorsion entre les besoins singuliers et l’intérêt du collectif.

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Définir une règle: de la difficulté de sa mise en application

A la suite de la création de son nom et de son logo [voir la vignette sur l’intelligence collective], le club 120 s’est rapidement doté d’une charte. Le document, connu de tous et accessible sur un serveur en ligne, édicte six règles de fonctionnement qui donnent un cadre explicite à l’activité.

Le principe d’assiduité est l’une des règles du jeu: tout membre s’engage à être présent aux réunions hebdomadaires. Pourtant depuis le début de l’aventure, cette règle est honorée de façon très variable d’un membre à l’autre.

Forcément cela dérange et le sujet est souvent débattu au sein du groupe leadership.. Doit-on mettre en place des contrôles? Doit-on rappeler la règle aux moins assidus, jusqu’à devoir les exclure? Doit-on à l’inverse laisser faire et considérer qu’après tout la responsabilité individuelle suffit?

La chose est sensible, c’est évident. Il s’y mêle de multiples enjeux, où l’opinion ressurgit, où chacun exprime un part de lui-même, une part de son inconscient, une fraction de valeurs et de croyances très personnelles. Le sujet fait sans doute un peu peur: il serait dommage après tant d'efforts de s’écarter des valeurs du club 120 et de retourner à un système contrôlant, donneur d’ordres, celui-là même qui avait été refusé pour servir de point de départ à l’aventure [voir la vignette sur le développement des équipes].

Les règles de fonctionnement, entre l’explicite et l’implicite

En application de l’article 3 de sa charte, le club 120 intègre de nouveaux membres par parrainage. Les invités sont intégrés à la suite d’au moins une participation à la réunion hebdomadaire et d’une demande officielle de leur part.

C’est dans la suite de ce processus qu’un nouvel arrivant formule sa demande d’intégration. Cependant, avec grande franchise, il indique qu’il ne pourra être présent qu’une réunion sur deux pour des raisons personnelles, qu’il précise également.

L'action que mène alors le groupe leadership est un marqueur de sa croissance [voir la vignette précédente]: c'est membres du club 120, décide-t-il, de prendre la décision.

Un temps est alors spécifiquement consacré à la demande de l’intéressé, en sa présence et avec son accord. On pose la problématique. Chacun est alors en droit de poser son avis. L'objectif est d’aboutir à un positionnement partagé par tous.

Trois questions sont à débattre: dans quel cadre de règles, explicites et implicites, le club 120 inscrit-il son activité? De quels leviers dispose-t-on à titre individuel pour déterminer sa liberté d’action et sa responsabilité? Sur quels principes régule-t-on l’application des règles?


Réguler, faire preuve de courage et de responsabilité

Les débats sont animés. Les points de vue divergent. Le sujet est grave. Le club 120 n’avait pas eu à travailler jusqu’alors sur un sujet aussi difficile. Le risque n’est pas négligeable de voir émerger des conflits.

Ce sujet du rapport à la règle est naturellement conflictuel car il fait inévitablement émerger des conflits intrapsychiques entre ce qui nous importe à titre individuel et ce qui nous paraît important au nom du collectif, entre ce qui peut paraître explicite et ce qui se joue en nous de façon implicite.

Pour le club 120, cet épisode restera peut être marquant dans son histoire. En effet, au-delà d’avoir su laisser s’exprimer librement les opinions de chacun, au-delà d’avoir pu prendre des décisions apparemment contradictoire et à l’unanimité (maintien de la règle d’assiduité et intégration du nouveau venu), toutes les personnes présentes ce jour-là ont pu expérimenter un processus de régulation collectif où le courage et la responsabilité étaient portés au service d’une envie plus grande, celle de maintenir le sens et la vision partagée.

L’épisode illustre une citation bien connue de Sénèque: «ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles».


 


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