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Club 120- Cinq conditions pour développer la coopération

30/04/2018


Apprendre à coopérer

En octobre 2016, c’est par la volonté d’un seul homme et par sa capacité à s’entourer de quelques autres personnes aussi enthousiastes que lui que né l’idée d’un club d’affaires d’abord porté par des valeurs humanistes[1].

En avril 2018, le club 120 devient une association avec des statuts officiellement déposés en mairie[2].

Entre temps, ce qui n'a pas évolué, c'est l'esprit dans lequel se déroule l'activité du groupe: celui de croire que le business n’est pas seulement une affaire de chiffres et d’indicateurs financiers mais avant tout une histoire de relations entre personnes responsables.

Convivialité, Loyauté, Unité et Business sur Saint Egrève, 38120 ainsi se déclinent explicitement les valeurs du groupe; ainsi se construisent au fil du temps des relations de coopération entre ses membres.

Ceci ne s’est pas fait tout seul.

Il nous est tous arrivé en effet de faire l’expérience de groupes humains où, malgré une envie individuelle de participer à une œuvre commune, l’alliance et la collaboration ne se font pas. De fait, si les relations de coopération sont toujours possibles, elles ne peuvent survenir «qu’après que les personnes aient appris à coopérer les unes avec les autres»[3].

Il semblerait qu'au sein du Club 120, quelques conditions essentielles aient été mises en œuvre.

Observer l’abondance plutôt que croire en la pénurie

En faisant le choix de la non compétition entre membres, en décidant de ne pas suivre réunion après réunion le chiffre d’affaire de chacun, en s’affranchissant du décompte du nombre de tête-à-tête à réaliser, en se libérant de la course aux indicateurs sous toutes leurs formes, le club 120 a fait un grand pas pour s’éloigner d’une croyance hélas trop souvent partagée: celle de la pénurie, celle que les choses risquent à manquer si on ne les contrôle pas, si on ne les comptabilise pas, si on ne réserve pas uniquement à ceux qui le méritent[4].

En portant son attention sur ce que chacun peut exprimer comme besoins et demandes, en laissant ouverte la possibilité d’être là seulement par ce que cela «me fait du bien», les adhérents du club 120 découvrent réunion après réunion qu’il existe une source de satisfaction et de bien-être inépuisable: la convivialité.

Maintenir des droits et des devoirs égaux

Toute personne qui intègre le groupe d’affaire peut émettre une objection, peut proposer une évolution, peut faire ainsi entendre sa voix et son opinion. Toute personne faisant partie de l’assemblée, fusse pour une seule fois, a ainsi le droit de faire part de ses besoins et de ses attentes pour les satisfaire.

Dans le même temps, chacun est responsable du processus de coopération, tantôt en participant activement aux réunions hebdomadaires, tantôt en menant des actions pour en améliorer l’organisation ou la notoriété, tantôt en créant des événements en parallèle pour renforcer les liens entre les personnes.

Réguler les jeux de pouvoirs

Différentes formes de jeux de pouvoirs peuvent se mettre en œuvre dans les relations humaine. Une précédente vignette apporte notamment un éclairage sur la problématique de la gestion des frontières[5].

Chacun de nous a besoin de satisfaire à la fois un besoin d’identité individuelle et un besoin d’appartenance. Chacun de nous a besoin de les satisfaire avec des intensités qui lui sont individuellement propres. N’est-il pas normal dès lors que nous soyons parfois en conflit, avec nous même ou avec les autres, lorsque nous ne trouvons pas les conditions pour satisfaire ces besoins?

Les jeux de pouvoir, le plus souvent inconscients, s’installent naturellement et sont des causes majeures de dysfonctionnements dans les équipes[6]. Ces phénomènes existent comme partout ailleurs dans le club 120.


Si le Club 120 a su rester depuis le premier jour un lieu de convivialité et de croissances professionnelles, il est probable que de nombreux ingrédients ont su favoriser l’engagement personnel du plus grand nombre. Nous pourrions citer pour exemples la mise en place de processus rigoureux[7], le partage explicite et récurrent sur les valeurs communes, l’effort personnel et conscient que fait le plus grand nombre à s’engager dans cette démarche.

Ne pas laisser place au secret

Cette règle de coopération s’applique dans les limites du cadre auquel elle est rattachée. Il ne s’agit pas au sein du Club 120 d’abolir toute forme de discrétion entre les personnes, ni même de prétendre qu’aucune intimité ne doit être autorisée.

Il s’agit de ne pas rendre secret ce qui relève de la sécurité et de la sérénité personnelles de chacun au sein du club 120. Il s’agit de rendre visible, accessible et intelligible ce qui concerne la performance et la cohérence du Club 120.

En d’autres termes, aucune décision concernant son fonctionnement, aucune initiative concernant son développement, aucun conflit entre membre ou avec une institution extérieure ne devrait être caché. Tous les membres doivent avoir accès à tout ce qui se dit, se fait ou s’envisage pour le Club 120.

Ne pas laisser place au sauvetage

Le sauvetage désigne les comportements qui consistent à apporter de l’aide à quelqu’un qui n’en fait pas explicitement la demande. Le fait de subvenir aux besoins d’un autre à cause d’un sentiment de culpabilité ou d’une envie de se valoriser et d’agir sans une indication précise de ce qui est attendu est une très grande source de malentendus et de conflits : toute personne responsable et autonome est supposée les personnes sont supposées demander explicitement ce dont elle a besoin.

Inversement, il ne s’agit pas non plus faire de l’anti-sauvetage, c'est-à-dire adopter une attitude d’indifférence envers ce qu’on devine comme besoin ou demande chez l’autre.

Avec ses étapes d’animation très structurées, les consignes données aux acteurs pour les aider à adopter la meilleure posture possible, le rythme imposé par les temps de parole, le processus d’animation mis en place lors des réunions hebdomadaires du Club 120 est un des premiers garants du «non-sauvetage».

Mais encore une fois, rien ne peut être obtenu du seul processus sans un ferme engagement de chacun à le mettre en œuvre, sans l’attention que chacun se donne pour écouter l’autre, sans se laisser à l’envie de porter assistance à l’autre pour satisfaire des intérêts personnels.

Apprendre à durer

Tout l’enjeu désormais pour le Club 120 est de développer une certaine forme de durabilité et de pérénité. De nombreuses perturbations ne manqueront pas de se présenter. L’expansion du groupe permettra-t-elle de maintenir les processus existant? Quelles perturbations apporteront les nouveaux arrivants dans l’équilibre relationnel existant? En quoi la création officielle de l’association, avec les exigences légales en termes de distribution de certains rôles, d’organisation d’assemblées générales, de suivi budgétaire et donc de droits d’adhésions vont-ils jouer sur les jeux de pouvoirs et les dynamiques de leadership?



[1] http://www.integrale-performance.com/m-278-club-120-le-stade-de-developpement-des-equipes.html

[2] https://www.facebook.com/club120saintegreve/

[3] Claude Steiner, Des scénarios et des hommes, éditions Desclée de Brouver, p 397

[4]Le Conte chaud et doux des chaudoudoux, Claude Steiner

[5] http://www.integrale-performance.com/m-284-club-120-gerer-les-conflits-et-les-risques-aux-frontieres-de-l-organisation.html

[6] Olivier Devillard, La dynamique des équipes et l’intelligence collective, Editions Eyrolles, p233

[7] http://www.integrale-performance.com/m-279-club-120-le-processus-d-animation-vecteur-et-outil-essentiel-de-performance.html

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